• "Wolu1200 : Coupure de courant quasi générale à Woluwe-Saint-LambertC'est le black out électrique à Woluwe-Saint-Lambert!". Le stade Fallon ou encore le shopping de Woluwe sont dans le noir complet. "Nous ne savons même pas fermer notre magasin", explique Anais, une commerçante, via l'application Alertez-nous.

    "Une femme est coincée dans l'ascenseur!"

    "On est dans le noir complet depuis 18 heures 55. Ils ont évacué la clientèle, je sais qu’une femme est coincée dans l’ascenseur !"

    Si les clients sont évacués, les commerçants, eux, ne peuvent pas partir. "Nous, nous restons dans l’attente d’informations. On ne sait pas clôturer nos caisses, on ne sait pas pointer, ni fermer nos volets."

    "Toutes les maisons se retrouvent dans le noir complet, la situation est apocalyptique", nous indique Joséphine.

    Les rues restent illuminées 

    Contacté par notre rédaction, le bourgmestre de la commune indique ne pas connaître l'origine de cette panne. "Seul les lampadaires de la rue sont restés allumé mais les feux, les bâtiments et les maisons sont touchés", indique Thom. "Espérons que cela ne dure pas trop longtemps. Vive les bougies... "

    L'électricité était de retour dans plusieurs quartiers de la commune à 19 heures 30. "Les services de police étaient en alerte et ont fait des patrouilles dans les rues", a souligné le bourgmestre. Il n'y a eu aucun incident à sa connaissance pour l'instant. "Cela a été de courte durée", commente le bourgmestre. "Une cabine de Sibelga s'est mise à l'arrêt, pour une raison que j'ignore encore".

    Source : RTL

     http://www.rtl.be/info/regions/bruxelles/coupure-de-courant-quasi-generale-a-woluwe-saint-lambert-la-situation-est-apocalyptique--975063.aspx?dt=19:10

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  • Que voilà une bonne idée qui pourrait inspirer le CPAS de WoluweLe CPAS de Knokke-Heist (Flandre occidentale) expérimente un système informatique révolutionnaire pour déceler les personnes âgées qui se sentent seules, écrivent jeudi Het Nieuwsblad et De Standaard.

    Un standardiste appelle tous les seniors âgés de 65 ans ou plus qui vivent seuls et l’ordinateur détecte s’ils se sentent délaissés ou non. Une personne âgée qui souffre de solitude ne va pas toujours l’exprimer et peut affirmer que tout va bien. Pour détecter ce sentiment de souffrance malgré tout, le CPAS de Knokke-Heist a décidé d’expérimenter le projet Mi.Babbel qui, grâce à des algorithmes et une intelligence artificielle, détecte la solitude dissimulée ou passée sous silence et l’isolement des seniors.

    Le CPAS a déjà contacté cinquante personnes âgées de 65 ans ou plus qui vivent seules en leur demandant si l’entreprise Sebeco pouvait les contacter régulièrement. Chaque semaine, elles reçoivent ainsi un appel pour leur demander comment elles vont.

    Un rapport attribué

    Pendant la conversation, l’ordinateur analyse le timbre de la voix. « Il est apparu, lors de recherches antérieures, que l’on pouvait détecter sur seule base du timbre de voix si quelqu’un s’ennuie, est heureux ou en colère, avec un taux de certitude de 70% », souligne Kris Demuynck, professeur à l’université de Gand (UGent), spécialisé dans le traitement de la parole et du son, qui a imaginé le système.

    A la fin de la conversation, un rapport vert, orange ou rouge est attribué. Le signal rouge signifie qu’une aide immédiate est requise. Alost teste également ce système et divers CPAS ont déjà montré leur intérêt.


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  • Wolu1200 : Les faux pompiers sont déjà de retour

    Certains ont été aperçus en train de faire du porte-à-porte.

    Chaque année, en cette période de fêtes de fin d’année, il est courant de voir des policiers ou des pompiers toquer à la porte des Bruxellois pour, soit demander de l’argent, soit vendre des articles, dont le fameux calendrier. D’ordinaire, les premières plaintes tombent début décembre. Il semble que certaines personnes malintentionnées aient pris de l’avance.

     

    Mi-novembre, plusieurs cas de pompiers faisant du porte-à-porte à Woluwe-Saint-Lambert ont été dénoncés sur les réseaux sociaux.

    "Des pompiers bizarres sévissent", raconte une habitante, "il y en avait un, il était déjà venu il y a un mois ou deux et aussi les années précédentes, il a réponse à tout", poursuit une autre. "Les autres fois, il était avec un autre homme et ils se partageaient les portes."

    La commune n’a, cependant, encore enregistré aucune plainte officielle. "Nous n’avons rien entendu actuellement, mais c’est vrai que pendant la période des étrennes nous sommes plus attentifs", expliquent les autorités communales qui rajoutent aussi que "les arnaques ne concernent pas que les pompiers, il y a aussi des faux policiers ou des faux agents de Bruxelles-Propreté qui passent".

    Les communes bruxelloises appellent donc à la vigilance. "En général, nous commençons à entendre parler de tels vols par ruse au début du mois de décembre", indique-t-on à la zone de police Montgomery (Woluwe-St-Pierre, Woluwe-St-Lambert, Etterbeek). À noter que les habitants ciblés sont le plus souvent les personnes âgées ou seules. Les seuls outils à la disposition des communes pour contrer ce genre d’agissements sont la prévention et la communication. "Quand on entend que quelque chose se passe, on met un mot sur le site ou dans le journal communal pour prévenir les habitants", rappelle-t-on du côté de Jette.

    Source : 

    Même procédure à Berchem-Sainte-Agathe : "On fait des articles dans le journal communal où l’on rappelle qui peut passer ou non, ce qu’il faut faire, ce qu’on peut accepter ou pas. On précise également les uniformes que doivent porter les différents agents."

    Pompiers et Policiers ne demandent pas d'argent

    Il est bon de le rappeler : les pompiers de la Région bruxelloise ne peuvent ni vendre des objets, ni réclamer des sous. De plus, les pompiers sont reconnaissables au triangle rouge qui se trouve sur leur uniforme. Même consigne du côté de la police. "Un vrai policier peut se présenter chez les citoyens mais pas pour vendre ou recevoir quelque chose. Les Bruxellois ne doivent pas hésiter à contacter la centrale s’ils ont un doute en précisant le nom du policier. Si c’est un vrai, il n’aura pas peur de donner son nom. De plus, ils ont toujours une carte d’identification sur eux", indique la zone de police Ouest.

    Source : H.G 

    http://www.lalibre.be/regions/bruxelles/woluwe-saint-lambert-les-faux-pompiers-sont-deja-de-retour-5a16ac35cd707514e8e1d2de


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  • La publicité est partout. Elle se multiplie et nous envahit. Parfois, il y a des dérapages. Comme cette publicité sauvage qui s'est retrouvée sur la façade de l’église Sainte Croix à Ixelles le 22 octobre. 

    Voici la réaction de Monsieur Paul Mertens, Président de la Fabrique d'Eglise Sainte-Croix au journaliste de la RTBF. Ce reportage a été diffusé dans l'émission "On n'est pas des pigeons" :

    Paul Mertens : "Jamais, jamais je n'aurais demandé ça ! D'ailleurs , on ne peut pas transformer une église en une maison de commerce..."

    Vidéo RTBF  On n'est pas des pigeons (à la troisième minute du reportage)

    https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_publicite-dans-l-espace-public-tout-est-permis?id=9764511

     


     

     

    Wolu1200 : Le gros mensonge de... la Fabrique d'Eglise ???Oui mais alors, Monsieur Mertens, pourquoi la Fabrique d'Eglise monnaie-t-elle le clocher de l'église de la Sainte-Famille en y installant des émetteurs GSM... et en transformant ainsi une église en maison de commerce ?

    Le concepteur de ce blog habite tout prêt de l'église de la Sainte-Famille et prend acte de cet acte de foi mais alors pourquoi cette même Fabrique d'Eglise, contre l'avis des riverains et de la commune, a décidé d'installer 44 émetteurs GSM (12 antennes pour Base et 16x2 pour Mobistar et Proximus) dans le clocher de l'église Sainte-Famille juste en face des écoles Princesse Paola francophone et néerlandophone ainsi que la Klim Op school ?

    Lors d'une interpellation à la Commission de l'Environnement et de l'Energie en 2015, l'échevin des sports Eric Bott s'est adressé à la Ministre Céline Fremault en ces termes.

    " Madame la Ministre,

    D'après le cadastre des antennes de Bruxelles-Environnement, 44 émetteurs GSM devraient être installés dans les prochains jours dans… le clocher de l’église de la Sainte-Famille à Woluwe-Saint-Lambert. Si vous ne le savez pas, cette paroisse fait face aux écoles Princesse Paola francophone et néerlandophone ainsi que la Klim Op school. Les travaux d’installation ont débuté ce lundi 26 octobre et les antennes devraient être opérationnelles dès la fin du mois de novembre.
    Pour gagner de l’argent susceptible de contribuer à l’entretien de la paroisse, la Fabrique d’Eglise a mis en location le clocher de l'église de la Sainte-Famille pour y placer lesdites antennes GSM ! Cela fera quelques milliers d’euros récoltés sur le dos de la santé des enfants-élèves, des riverains et de ses propres paroissiens. 
    Sur le fond, la Fabrique d’Eglise est dans ses droits. Mais la question de l’éthique de ce choix se pose ouvertement ? Non seulement parce qu’il s’agit d’un risque sanitaire, mais aussi, et c’est certes plus aléatoire, parce que cela va à l’encontre de la volonté du Pape François qui prône « l'écologie humaine ». 
    Il semble que depuis plusieurs mois, les paroissiens aient manifesté leur mécontentement mais ils n’ont jamais eu le moindre retour. 
    Les enfants seront exposés aux ondes pendant toute leur scolarité et c’est évidemment inadmissible.
    Madame la Ministre, je me permets donc de vous poser quelques questions sur le sujet :
    -Avez-vous été avertie du placement de ces antennes GSM ?
    -Le chiffre de 44 émetteurs dans un seul clocher ne vous effraie-t-il pas sachant qu’en général, 10 est déjà une limite rarement atteinte ?
    -Vous semble-t-il possible d’agir pour empêcher l’activation des antennes ?
    -D’un point de vue sanitaire, que risquent selon vous les enfants qui y seront exposés tous les jours pendant plusieurs années ?
    -Enfin, la Fabrique d’Eglise a-t-elle réellement le droit d’agir ainsi à sa guise ?

    Eric Bott "

    Article complet et réponse de la Fabrique d'Eglise à Eric Bott  mais pas que... à découvrir sur le lien suivant : 

    http://woluwe-saint-lambert.eklablog.com/wolu1200-querelle-de-clocher-autour-des-antennes-gsm-a-l-eglise-sainte-a119542156

    Mais aussi :

    http://woluwe-saint-lambert.eklablog.com/l-eglise-de-la-sainte-famille-risque-t-elle-de-rendre-malade-ses-ouail-a103714380

    http://woluwe-saint-lambert.eklablog.com/rtl-info-parle-du-combat-des-riverains-de-la-sainte-famille-contre-l-i-a105445364

     


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  • Wolu1200 : Victoire contre les antennes GSM de l'avenue Tytgat

    Les habitants du quartier et la commune étaient sur les lieux ce matin pour empêcher leur installation.
    Une cinquantaine d'habitants du quartier de l'avenue Tytgat sont descendus dans la rue ce matin pour empêcher la société Telenet d'installer les douze antennes GSM sur le toit d'un bâtiment. L'échevin de l'Urbanisme, Jean-François Thayer et le bourgmestre Olivier Maingain étaient présents sur place, prévenus dès l'aube par le comité de quartier des peintres.
    "Nous sommes plusieurs dizaines à tourner ici depuis 5h30, ce matin", indique Andréa, un riverain. "Nous n'étions pas prévenus que l'installation allait se dérouler aujourd'hui mais nous avons vu les panneaux qui indiquaient des travaux et nous nous sommes dit que nous devions être vigilants. Donc ce matin, nous nous sommes réunis ici pour empêcher l'installation de ces antennes. Nous étions prêts à nous en aller uniquement si nous en recevions l'ordre du bourgmestre", raconte Réginald Vermeiren, du comité de quartier.
    Pour l'échevin de l'Urbanisme, il faut encore vérifier si ces antennes sont soumises à la demande d'un permis d'urbanisme ou non.  "Je suis venu voir concrètement ce qu'il se passait et j'ai voulu sensibiliser les installateurs sur le fait qu'ils n'avaient peut-être pas le permis d'urbanisme nécessaire à l'installation des antennes, contrairement à ce qu'ils croient."
    Le bourgmestre déplore aussi le manque de communication et de concertation avec les habitants et la commune. " Bruxelles Environnement a délivré un permis d'environnement pour le placement d'antennes GSM sur cet immeuble mais la mesure ne prévoit plus la concertation avec les habitants et avec les autorités communales quant à la délivrance de ce type de permis. Nous avons d'ailleurs introduit un recours contre le permis délivré", indique-t-il. Ce matin, il était présent sur place. "J'ai été en concertation ce matin avec un responsable de la société Telenet qui a obtenu le permis et il accepte de suspendre l'installation des antennes et de veiller à une concertation avec les autorités communales et les riverains." 
    Cela représente une grande victoire pour les habitants du quartier. "C'est un petit mouvement pour la réappropriation de la démocratie par les citoyens", se réjouit Hervé."Pour moi, le critère le plus important contre l'installation de ces antennes, c'est la santé. On voit les dégâts que cela peut engendrer sur le cerveau des enfants", indique de son côté une mère de famille qui habite le quartier.
    Le climat maintenant apaisé et la société ayant pris conscience de l'impact que ces antennes peuvent avoir, les riverains vont pouvoir être associés au débat. Le bourgmestre espère même que la société de télécommunications renonce définitivement à cette installation.
    Source et photo : H. G.
    http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/woluwe-saint-lambert-victoire-contre-les-antennes-gsm-de-l-avenue-tytgat-5a097f09cd707514e8ba67da
     
    Lien utile : 
    http://woluwe-saint-lambert.eklablog.com/wolu1200-permis-refuse-pour-l-implantation-d-antennes-gsm-dans-le-cloc-a107311540

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  • C’était le principal argument du projet : Docks Bruxsel devait offrir une offre complémentaire à celle des autres centres commerciaux de la Région. Il ne devait pas représenter une nouvelle concurrence. Or, c’est exactement ce qu’il se passe, selon une étude menée par Atrium, l’agence régionale du commerce. 

    Docks Bruxsel concurrence les autres centres commerciaux bruxellois dont celui de WoluweL’étude menée par Atrium à la demande de Didier Gosuin, le ministre bruxellois de l’Économie et de l’emploi, révèle que Docks Bruxsel représente bien une concurrence pour les autres centres commerciaux bruxellois dont, en moindre mesure, le shopping de Woluwe-Saint-Lambert. Le nouveau centre devait attirer une clientèle non-bruxelloise, plutôt frontalière de Bruxelles mais venant de l’extérieur. Intox. Atrium a interrogé un peu plus de 600 visiteurs du Docks et la plupart viennent directement des abords du centre commercial. C’est à dire de Schaerbeek, Laeken, Evere et Neder-Over-Heembeek mais aussi de communes plus aisées comme les deux Woluwe.
    Docks Bruxsel concurrence les autres centres commerciaux bruxellois dont celui de WoluweAvant la construction de Docks Bruxsel, cette même clientèle allait faire son shopping dans les centres commerciaux déjà existants du bas de la ville (pour 69,5% d’entre eux) et du haut de la ville (23,3%). Les clients du Docks sont donc bien des Bruxellois, et l’ont adopté au détriment des autres centres commerciaux de la ville.
    L’étude d’Atrium prouve donc bien la concurrence que représente Docks Bruxsel pour les autres centres commerciaux bruxellois, délaissés, pour certains, par une partie de leurs clients.

     

    Source : Bx1


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  • Je m’appelle Bénédicte Jonnart et j’habite avenue Albert Jonnart. Quand on se présentait à l’école, voilà ce que je disais. Et j’étais très fière ! » Bénédicte a vécu toute sa jeunesse avec ses parents dans la maison de ses grands-parents, Albert et Simone Jonnart, qu’elle fait reconnaître Justes parmi les nations en 2013… C’est dans cette demeure que le couple a en effet sauvé la vie de Ralph Mayer, dont toute la famille a été déportée et a péri à Auschwitz. Au-delà de la rue qui porte leur nom, Albert et Simone Jonnart, comme les milliers de Justes européens, se verront bientôt honorés par un mémorial en hommage à leur courage, qui s’élèvera au cœur même du quartier européen, à Bruxelles.

    Pierre Jonnart, fils d’Albert et Simone, était dans la même classe que Ralph au collège Saint-Michel. « Nous avions le même âge, 17, 18 ans à l’époque, raconte l’homme, 93 ans au compteur, mais toujours bon pied bon œil. Mon père, avocat, avait dans sa clientèle le père de Ralph, un juif allemand qui s’était installé en Belgique pour échapper aux nazis. Un soir, Monsieur Mayer est venu trouver mon père. Comme la chasse aux juifs était aussi lancée en Belgique, il lui a demandé d’abriter son fils… Et Ralph est venu vivre chez nous. » L’adolescent vit dans une petite chambre sous les combles. Tous les jours, Pierre ramène ses cours de l’école et les deux amis étudient ensemble. Le jeune homme vit caché chez les Jonnart depuis un an quand un voisin les dénonce. « Un matin, nous avons été réveillés par la Gestapo, se souvient Pierre. C’était terrible, car il s’agissait de policiers belges ! Des collabos !, tonne encore le vieil homme, plus de 70 ans après les faits. Notre Ralph était dans une chambre tout en haut. Il était convenu qu’en cas de danger, il devait fuir la maison par la corniche, à l’arrière, passer sur la terrasse des voisins et se cacher à côté. »

    Ce 13 juillet 1943, aux petites heures, la Gestapo a fouillé toute la maison. N’a pas trouvé Ralph, mais bien un lit vide, encore chaud. Ils ont alors arrêté le père de famille, qui a été déporté dans un camp de travail français, où il est décédé de maladie, de malnutrition et d’épuisement moins d’une année plus tard, le 15 mars 1944, à l’âge de 54 ans.

    Ralph, lui, s’en est sorti. « Il a tiré son plan jusqu’à la fin de la guerre », résume Pierre qui, à l’époque, a un peu perdu contact avec Ralph. Et pour cause, on lui a vivement conseillé de disparaître, lui aussi, afin d’éviter qu’il ne subisse le même sort que son père. « J’ai quitté la maison et je me suis caché chez des parents dans le Limbourg, raconte Pierre. Puis dans un camp de résistants dans les Ardennes. À la fin de la guerre, juste après la libération, je me suis engagé pour la campagne d’Allemagne. C’était une façon pour moi de ne pas me laisser faire. À l’époque, j’étais déchaîné ! Imaginez : J’avais perdu mon père… Et cela par la faute de Belges collabos ! » Pierre contribuera d’ailleurs à faire condamner le voisin qui avait dénoncé sa famille.

    Wolu1200 : Mémoire de la Shoah.... une page méconnue de l'histoire de notre commune

     

    Pierre Jonnart, fils d’Albert et Simone. © Hatim Kaghat.

    Cette histoire familiale a baigné toute l’enfance de Bénédicte, la cadette des enfants de Pierre. Elle a en effet vécu dans la maison familiale, avec ses parents, ses frères et sœurs, mais aussi sa grand-mère. « On nous a toujours montré la fameuse corniche, il y a toujours eu ce fantasme du juif, Ralph, qui s’était enfui par là. Et l’impression de faire partie d’une famille où il s’était passé quelque chose d’exceptionnel. » C’est seulement il y a quelques années que cette mère de trois filles a entamé les démarches pour obtenir la reconnaissance de son grand-père en tant que Juste. « Je pense que c’est en tant que maman que j’ai réalisé le sens que cela a de mettre sa propre vie en péril, et celle de ses enfants pour sauver quelqu’un d’autre… Je ne voulais pas que cette histoire s’éteigne. »

    La procédure s’avère minutieuse. Malgré le conseil communal qui, rapidement après la guerre, a renommé l’avenue Linden en avenue Jonnart, Yad Vashem exige une trace écrite. Ralph, qui a poursuivi sa vie mais est décédé dans les années 80 sans laisser d’enfants n’est plus là en 2012 pour témoigner. « Il me manquait la pièce maîtresse ! », rage Bénédicte. Qui finit par obtenir le précieux sésame : une copie du procès-verbal du jugement du collaborateur, dans lequel Ralph témoigne explicitement de son hébergement par les époux Jonnart. « Ensuite les choses se sont accélérées et en décembre 2013, nous avons reçu le courrier de reconnaissance. Quelle émotion m’a alors prise quand j’ai constaté qu’ils avaient reconnu ma grand-mère également ! Car bien sûr, elle avait, elle aussi, donné son accord pour héberger Ralph…  » « Elle a été très courageuse : elle s’est retrouvée seule au sortir de la guerre avec trois enfants à charge. Elle a subi sans le dire, sans le montrer, des peines épouvantables », ajoute Pierre.

    Au cours de ses recherches, Bénédicte a redécouvert une série de petites anecdotes qu’elle évoque avec émotion. Ce jour où, à la fin de la guerre, Ralph est revenu chez les Jonnart et s’est jeté, en larmes, aux pieds de Simone. Ce bouquet de fleurs qu’il lui envoyait chaque année à l’anniversaire de la mort d’Albert. « Ralph était présent aux fêtes, aux fiançailles, comme un membre de la famille, poursuit Pierre. Même s’il s’est émancipé de nous. Je pense qu’il nourrissait une culpabilité énorme. C’était difficile pour lui de revenir. »

    Au-delà de la médaille et du « diplôme » décerné par Yad Vashem, Albert et Simone Jonnart auront donc bientôt un mémorial en leur honneur, car en l’honneur de tous les Justes européens. « Je n’ai jamais fait de cinéma sur ce que nous avons fait, souffle Pierre Jonnart. Je n’ai pas moi-même fait les démarches… Je ne sais pas pourquoi. Mais j’ai été très touché que ma fille cadette le fasse… » Le concours d’artistes pour le monument en hommage aux victimes de la Shoah et aux Justes sera lancé fin de cette année. La réalisation et l’installation de l’œuvre sont prévues pour la fin de l’année 2018, en vue d’une inauguration le 24 janvier 2019, journée internationale du souvenir de la Shoah.

    Source :  ELODIE BLOGIE

    http://plus.lesoir.be/115939/article/2017-09-25/memoire-de-la-shoah-javais-perdu-mon-pere-et-cela-par-la-faute-de-belges

    Lien utile :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Jonnart

    Mais aussi : Mémoires de guerre d'un Woluwéen

    http://woluwe-saint-lambert.eklablog.com/memoires-de-guerre-d-un-woluween-a107331322


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  • Wolu1200 : L’athlète Léa Bayekula a besoin d’un fauteuil professionnel pour réaliser son rêve

    La jeune athlète bruxelloise Léa Bayekula a un rêve. Celui de participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020. Pour cela, elle a besoin d’un nouveau fauteuil de compétition. Ces fauteuils professionnels coûtent extrêmement cher et la bruxelloise a besoin d’aide. Une campagne de crowdfunding est lancée, l’athlète a besoin de 12.000 € pour accéder à son rêve. 

    12.000 €, c’est le prix du matériel professionnel dont Léa Bayekula a besoin pour pouvoir participer aux Jeux Paralympiques de Tokyo en 2020. L’ athlète bruxelloise de 22 ans évolue au Royal White Star Athletic, club d’athlétisme basé à Woluwe-Saint-Lambert.

    Léa n’a pas l’usage de ses jambes. Mais grâce à la force de ses bras et à son mental d’acier, elle a obtenu le titre de championne de Belgique et a battu le record de Belgique du 200 mètres en juin 2017.
    La prochaine étape pour elle : devenir sportive professionnelle et accéder aux Jeux Paralympiques. « Le travail paye toujours, c’est ce qui m’a donné envie de viser plus haut », explique la championne.
    Mais cela implique d’avoir un matériel de meilleure qualité. Or, il est impossible pour la championne d’assumer seule le coût d’un fauteuil professionnel, qui tourne aux alentours de 10 000 €.
    Son club croit en Léa et souhaite la voir participer aux Jeux dans trois ans. C’est pourquoi une campagne de crowdfunding a été lancée pour récolter la somme nécessaire. Pour montrer sa motivation et expliquer ses objectifs, Léa et son club ont réalisé une vidéo.

    Source : https://bx1.be/news/lathlete-bruxelloise-lea-bayekula-a-besoin-dun-fauteuil-professionnel-realiser-reve/


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  • Licencié à 59 ans, il est taxé sur sa prépension à... 63%Claude (prénom d'emprunt), "tout jeune" prépensionné de 59 ans mais senior dans toute sa splendeur, a reçu son C4 dans le cadre d'un licenciement collectif pour fermeture d'entreprise. Son ex employeur ayant l'obligation de lui proposer un service de reclassement professionnel appelé "outplacement", l'a inscrit à cette formation étalée sur plusieurs mois. Grâce à cette formation, il a entamé des démarches (envoi de dizaines de CV, contacts téléphoniques...) auprès de très nombreuses entreprises qui, pour la plupart, ne se sont pas données la peine de répondre à ses courriels. Les réponses qui lui sont parvenues étaient soit des réponses automatiques négatives ou neutres soit des réponses polies mais explicites comme "trop vieux, trop cher, plus assez performant". 

    Il s'est, malgré tout, accroché à ses recherches d'emploi pour, quelques mois plus tard, se désespérer et faire face à la fatalité, à savoir que le marché de l'emploi se désintéresse de ces seniors ayant travaillé toute leur vie comme ouvrier - mais pas que - et n'étant pas porteurs d'un diplôme mettant leur expérience en valeur.

    Claude reçoit tous les mois sa fiche de salaire de prépensionné (chômage avec complément d'entreprise).

    Le complément de son ancien employeur se monte à 384,94 euros brut duquel il faut déduire la retenue sociale rcc et rcic (384,94 - 110,48 = 274,46 euros). De ce montant, il faut encore déduire le précompte sur le chômage qui est de 143,35 euros (274,46 - 143,35 = 131,11 euros). Il lui reste donc de ce complément de 384,94 euros... 131,11 euros.               

    Son complément salarial aura donc été ponctionné jusqu'à près de.... 66% alors que, me rappelle-t-il dans son courrier, il n'a pas demandé à se retrouver au chômage puisque cette situation lui a été imposée par la fermeture de son entreprise et qu'il n'est pas parvenu à retrouver un nouvel emploi pour les raisons invoquées ci-dessus. 

    Voilà donc Claude doublement puni. D'abord pour avoir été licencié dans le cadre d'une fermeture d'entreprise et ensuite pour avoir été "ponctionné" plus que de raisonnable sur un complément patronal qui lui aurait permis de garder la tête au-dessus de l'eau. Ah, pour info, chaque fois que les salaires sont indexés le complément d'entreprise est diminué d'autant.

    Aujourd'hui, Claude est un homme cassé psychologiquement et physiquement car, depuis ce licenciement collectif, son corps l'a lâché à plusieurs reprises et il a déjà du subir trois opérations sérieuses. Il va de soi que, depuis sa perte d'emploi, la vie au sein de son couple n'est pas des plus harmonieuses d'autant que les fins de mois sont difficiles surtout avec un fils à l'université. Ce témoignage, qu'il a voulu partager avec les lecteurs de ce blog, est pour lui une manière de libérer son esprit de ses rancoeurs à l'égard de ce gouvernement (et des gouvernements précédents) pour ses prélèvements vexatoires tous azimuts dans un royaume où, selon l'expression bien connue et de plus en plus d'actualité, "les pauvres deviennent plus pauvres et les riches plus riches".  

    Il termine son témoignage par cette question : A quand une VRAIE taxe équitable ?

     

    Lien utile : 

    http://woluwe-saint-lambert.eklablog.com/article-extrait-du-journal-la-capitale-un-citoyen-pousse-un-coup-de-gu-a47504908


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