• Il meurt du covid à Woluwe. Taxe funéraire de 213 euros

    Il meurt du covid à Woluwe. Taxe funéraire de 213 euros

    C’est une triste mésaventure qui est arrivée à Philippe (prénom d’emprunt). Son père, domicilié à Braine L’Alleud, est hospitalisé aux cliniques universitaires Saint-Luc, à Woluwé Saint-Lambert. Mais, après six semaines dans le coma, il meurt, une des victimes du COVID. Quand Philippe reçoit le décompte des différents frais entraînés par les funérailles, une ligne attire son attention : " taxe funéraire : 213 euros ".

    La taxe funéraire n’existe que dans les communes de la Région bruxelloise. Et encore, pas dans toutes !

    Cette taxe doit être payée afin d’obtenir l’acte de décès, nécessaire au départ du corps vers le cimetière ou le crématorium. D’ailleurs, certaines communes ne l’appellent pas " taxe funéraire " mais " taxe départ de corps ".

    Woluwe contre Woluwe

    C’est une survivance d’une procédure administrative qui a disparu à peu près partout, explique un professionnel du secteur : jusqu’à il y a quelques années, lors d’un décès, un fonctionnaire communal, l’ordonnateur, devait venir apposer un scellé en cire sur le cercueil. Et ce service donnait lieu à la perception d’une taxe.

    Aujourd’hui, il est extrêmement rare qu’un ordonnateur se déplace encore. Mais la taxe est restée. Et, avec le COVID, plus personne ne se déplace…

    Il s’agit d’une taxe communale. C’est-à-dire que, au nom de l’autonomie communale, chaque commune peut librement déterminer le montant qu’elle veut faire payer. Voire supprimer cette taxe. C’est ce qu’a décidé, par exemple, Woluwé Saint-Pierre. Mais Woluwe-Saint-Lambert, juste à côté, applique la politique inverse et impose un montant parmi les plus élevés : certes, les proches des personnes domiciliées dans la commune ne payent que 83 euros. Mais malheur à vous si vous êtes un " étranger " à cette commune. Dans ce cas, vos héritiers devront débourser 213 euros.

    Pourquoi une telle différence entre deux communes si proches ? Peut-être parce que, sur le territoire de Woluwé Saint-Pierre, il n’y a pas de grand hôpital. Tandis que, à Woluwe-Saint-Lambert, on trouve la plus grande institution hospitalière de la Région, les cliniques universitaires Saint-Luc. Des cliniques d’une importance nationale, fréquentées donc par un grand nombre de patients qui ne sont pas domiciliés dans la commune.

    Source et photo : 

    https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/argent/detail_taxe-sur-la-mort-mourir-a-bruxelles-un-luxe?id=10515239


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