• L'adolescente qui a sauté par la fenêtre à Don Bosco "était harcelée car trop mince"

    L'adolescente qui a sauté par la fenêtre à Don Bosco "était harcelée car trop mince"À la fin de la leçon de mathématiques dans une classe du secondaire inférieur au collège Don Bosco à Woluwe-Saint-Lambert, une élève de 14 ans a demandé à ouvrir la fenêtre pour aérer. L'adolescente a immédiatement sauté. "Elle était harcelée et se sentait mal dans sa peau", explique une camarade de l'école. Le parquet enquête sur les faits dramatiques survenus hier.

    Il était près de 11 heures du matin au cours de mathématiques de 2e secondaire dans une classe au 4e étage du collège Don Bosco lorsque le drame s'est produit. Peu avant la fin de la leçon, une des élèves demande à l'enseignant si elle peut ouvrir la fenêtre: "Il fait trop chaud ici". Le professeur accepte. L'adolescente ouvre la fenêtre et se lance aussitôt dans le vide sous les yeux de ses camarades et du professeur. La jeune fille tombe dix mètres plus bas sur un toit en tôle ondulée. "Elle est en vie et c'est le plus important", résume le directeur. "Ses jours ne sont plus en danger. Tout ce que je sais, c'est qu'elle a les jambes cassées. Elle est à l'hôpital entourée de ses parents". La police et l'école enquêtent actuellement sur les raisons qui ont poussé l'enfant à commettre ce geste qui aurait pu être irréparable.

    Elle pleurait parfois à l'école
    Certains camarades de classe évoquent un problème de harcèlement scolaire. "Cette fille ne se sentait pas bien dans sa peau", affirme une autre élève de 2e année. "Elle n'est pas dans ma classe, donc je ne la connais pas personnellement. Mais je sais que d'autres se moquaient d'elle parce qu'elle est trop maigre. Elle pleurait parfois à l'école", relate la jeune fille.

    "Elle était comme d'habitude"
    Le directeur ne pouvait confirmer cette rumeur. "Aujourd'hui, j'ai été fort occupé par la coordination à l'école. Les faits ont extrêmement choqué beaucoup d'élèves. Nous avons fait en sorte que ceux qui en avaient besoin puissent parler avec un psychologue. Quant à ce qui s'est exactement passé avant les faits, je ne sais encore rien dire. Je sais par contre par l'enseignant qu'il ne s'est rien passé de particulier durant ce cours et qu'elle ne s'est pas comportée différemment" explique M. Goffin. 

    Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête pour déterminer le contexte des faits. "La jeune fille ne peut pas encore être entendue. La direction de l'école et le titulaire le seront", précise le parquet. 

    "Nous avions déjà une équipe spéciale anti-harcèlement à l'école"
    Le directeur précise que le harcèlement scolaire est pris très au sérieux dans son établissement. "Nous avons une équipe spéciale auprès de qui les élèves qui en sont victimes peuvent se signaler. Il y a même un policier spécalisé qui est venu sensibiliser nos jeunes à la problématique. Nous allons voir quelles mesures prendre pour que les fenêtres ne s'ouvrent plus entièrement", a ajouté le proviseur.

    "Le cerveau immature des ados les rend très impulsifs"
    Une tentative de suicide en public à l'école n'est pas un fait courant, explique l'experte Gwendolyn Portsky de l'UGent. "Dans la plupart des cas, les gens commettent le geste chez eux, ou en tout cas loin du regard des autres. Mais parfois, cela arrive que ce soit dans un lieu public. Nous n'avons pas d'explication pour ce qu'a fait cette jeune fille évidemment. Il se pourrait que quelque chose se soit malgré tout passé hier à l'école: la goutte d'eau qui aura fait déborder le vase. Un déclencheur peut provoquer une escalade de la situation en peu de temps, particulièrement sur un caractère impulsif. Les adolescents sont encore en plein développement et la partie frontale de leur cerveau n'est pas encore mature. C'est pourquoi les préadolescents et adolescents peuvent être beaucoup plus impulsifs que les adultes".


    Un faux sentiment de libération
    L'experte ne s'étonne pas que les professeurs et camarades de la victime n'aient rien remarqué de particulier hier. "Il y a un processus très compliqué préalablement au suicide. Souvent, l'idée de passer à l'acte est là depuis des jours, mois, semaines. Au moment où la personne prend la décision de finalement le faire, elle peut avoir une impression de charge qui s'envole, comme une libération. C'est pourquoi certaines personnes suicidaires sont très calmes et apaisées juste avant leur acte. Bien sûr, cela n'est pas le cas pour tout le monde. D'autres se comporteront autrement, seront clairement anxieux et nerveux". 

    Source : 7sur7


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  • Commentaires

    1
    Pepper
    Jeudi 13 Juin à 21:39

    le harcèlement à l'école, est un phénomène ultra récurant et la communautée Francaise, ne bouge pas son cul.

    Pourtant, de mon époque (2001-2009) en école professionnelle (Don Bosco Val d'or, Athéne Royal Evere, Institut St-Joseph), je peut vous dires que la seul limite aux harcèlement, c'est vôtre aptitude à vous défendre ou être soumis. Beaucoup de harcèlement verbal et physique.

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