• Wolu1200 : Château Malou: la pierre chinoise ne sera pas remplacée

    L’information tombe un peu comme un pavé dans la mare. Alors que tout le monde pensait que l’entrepreneur chargé de la rénovation des abords du château Malou allait devoir revoir sa copie, la commune de Woluwe-Saint-Lambert a finalement décidé de ne pas le poursuivre en justice.

    Wolu1200 : Château Malou: la pierre chinoise ne sera pas remplacée

    Pour rappel, il y a quelques mois (Le Soir du 2 février), le conseiller communal Jean-Claude Van der Auwera, constate la présence de palettes d’origine chinoise sur le chantier de rénovation des abords du château et ce, alors que le cahier des charges prévoit l’utilisation d’une pierre bleue du tournaisis.

    Alerté, le bourgmestre Olivier Maingain tombe des nues et précise être en possession d’attestations en bonne et due forme concernant la provenance des pierres et que celles-ci sont belges. « La commune a été trompée par la société qui a fourni un document qui s’est révélé inexact », rappelle le mayeur qui avait dans un premier temps décidé de poursuivre l’entrepreneur indélicat en justice afin d’obtenir réparation et par-delà, le remplacement des pierres chinoises.

    Mais avant d’ester en justice, le collège local s’est fendu d’un courrier à la Direction des Monuments et Sites (DMS) chargée de veiller sur le site, classé, du château Malou. Avec une question clé : « vos services autoriseront-ils une réouverture du chantier en ce site classé pour permettre à la commune d’exiger de la firme responsable un travail en tout point conforme au cahier des charges ? ».

    « Pas question de payer cette pierre cher et vilain »

    La réponse de la Direction des Monuments et site est tombée le 5 mars et elle met fin de facto aux intentions procédurières de la commune envers l’entrepreneur. Ou presque. « S’agissant de restitution de bordures de chemins, peu visibles et sans contact physique avec le château, la Direction des Monuments et Sites n’a pas un niveau d’exigences nécessitant l’usage de pierre bleue d’origine spécifique », pointe la DMS. Qui met en outre l’accent sur les désagréments que causerait inévitablement la réouverture du chantier parlant d’une « intervention inutile pour le parc qui perdrait, le temps des travaux, son usage. Or, la restitution de ces chemins s’est faite dans le but de faire profiter les riverains et usagers du parc d’une nouvelle promenade, basée sur un tracé historique ».

    Un parc qui a en outre été longtemps en chantier, le public venant seulement de se réapproprier l’espace vert. « Il serait dommage de le priver à nouveau en raison d’une intervention peu visible et sans impact sur la lisibilité et l’authenticité du parc ». En conclusion, la Direction se dit donc réticente « à la réorganisation d’un nouveau chantier dans ce parc en raison de la perte d’usage que cela pourrait engendrer pour les riverains, sans compter les dégâts potentiels que cela pourrait occasionner au système racinaire des arbres ».

    Les conséquences ne seront pas pour autant nulles pour l’entrepreneur indélicat. « La Direction des Monuments et Sites précise qu’elle sera attentive aux coûts sachant que la pierre bleue chinoise n’a pas le même prix que celle issue d’une carrière belge ou européenne, reprend Olivier Maingain. Elle adaptera sa subvention en conséquence et nous ferons donc savoir à l’entrepreneur qu’il n’est pas question de payer cette pierre cher et vilain ».

    Source : http://www.lesoir.be/144033/article/2018-03-07/chateau-malou-la-pierre-chinoise-ne-sera-pas-remplacee

    Source photo : inconnue


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