• Wolu1200 : Cimetière multiconfessionnel: les Bruxellois pas tous égaux

    Les habitants des communes non membres de l’Intercommunale qui payaient le triple du prix n’en débourseront « plus que » le double.

    Wolu1200 : Cimetière multiconfessionnel: les Bruxellois pas tous égauxSommes nous tous égaux face à la mort ? Telle est la question posée par Saïd Chibani, le président de l’Intercommunale d’inhumation. Créé en 1999, ce dispositif rassemble aujourd’hui 11 des 19 communes bruxelloises, Anderlecht, Jette, Etterbeek, Auderghem, Boitsfort, Forest et les deux Woluwe ayant jusqu’ici décliné l’invitation à rejoindre les autres entités.

    Parmi les missions de l’Intercommunale : la gestion, depuis 2002, du cimetière multiconfessionnel qui propose à tout un chacun d’être enterré dans le respect de ses convictions religieuses. Ancré dans le cimetière de Schaerbeek, à cheval sur Evere et Zaventem, le site abrite aujourd’hui 1.848 concessions. Au sein desquelles, on retrouve une écrasante majorité de musulmans (92 %) contre 7 % d’orthodoxes et 1 % de juifs.

    Et tous ne sont pas sujets au même tarif. Loin de là puisque, jusqu’à présent, les défunts habitant une commune non adhérente à l’Intercommunale voyaient tripler leur facture. Ce qui n’a rien d’anodin lorsque l’on sait qu’une concession (au tarif simple) coûte pas moins de 2.500 euros pour 50 ans. « Aujourd’hui, les communes participantes ont décidé de faire un geste de plus vers l’intégration de tous… Elles ont décidé d’assouplir la règle : les tarifs appliqués aux défunts qui ne sont pas domiciliés dans une commune associée ne seront plus que doublés », annonce aujourd’hui l’Intercommunale.

    Une bonne nouvelle d’autant qu’en 2014 le nombre de demandes de concessions a sensiblement augmenté passant à 222. « Il est encore trop tôt pour parler de tendance mais il est clair que ce chiffre se démarque de la moyenne stable que l’on connaît depuis dix ans et qui tourne autour des 170 concessions », indique Ludo Beckers, le directeur du cimetière.

    Beaucoup de demandes émanent de familles résidant dans des communes non-participantes, souligne-t-on du côté de l’Intercommunale, où l’on souhaiterait donc convaincre les huit entités réticentes de franchir le pas. « Lorsque j’ai pris mes fonctions, il y a deux ans, j’ai fait la tournée des communes non adhérentes, explique Said Chibani. Certaines m’ont alors fait part de leur intention de créer leur propre parcelle multiconfessionnelle et d’autres se sont montrées réticentes par rapport au prix ». C’est que la participation à l’Intercommunale a bien évidemment un coût : 50.000 d’euros auxquels se rajoute une participation forfaitaire et annuelle de 5.000 euros pour l’entretien et la gestion du site. Pour tenter de les séduire, il a été décidé de leur permettre d’échelonner leur paiement quant aux frais d’inscription.

    De quoi séduire ? Du côté de Forest, on ne ferme en tout cas pas la porte. « Nous n’écartons pas cette possibilité et ce sera au collège de trancher, souligne l’échevine des cultes », Mariam El Hamidine. C’est que les deux parcelles existantes dans le cimetière local ne sont pas extensibles. « Ce qui pourrait donc faire évoluer le dossier tout comme les services offerts comme l’espace de prière par exemple ».

    A Etterbeek, une parcelle a également été aménagée dans le respect du rite islamique. La commune n’a donc pas l’intention de rejoindre l’Intercommunale. Et ce, précise-t-on d’autant que le montant à payer pour une concession de 50 ans est identique : 2.500 euros.

    Même topo à Anderlecht où la tendance est tout aussi nette : « Ce n’est pas à l’ordre du jour, précise Monique Cassart. Nous avons encore de la place et nous avons souhaité pouvoir permettre aux Anderlechtois de reposer dans leur commune ». Affaire classée ?

    Voire. Car du côté de l’Intercommunale, on persiste à penser que la demande est là, chiffres à l’appui. Ludo Beckers : « Depuis 2002, nous avons enregistré 75 dossiers émanant d’Anderlecht, 61 de Jette, 27 de Forest, 26 d’Etterbeek, 20 dossiers de Woluwe-saint-Lambert, 10 de Boitsfort, 9 d’Auderghem et 6 de Woluwe-Saint-Pierre ». Autant de défunts dont les proches se sont donc vu imposer un tarif majoré. « Ce qu’ils vivent souvent très mal alors qu’ils sont déjà affectés par le deuil », conclut le directeur.

    Source : http://www.lesoir.be/


  • Commentaires

    1
    Lundi 16 Mars 2015 à 20:26

    Il vaut mieux se faire incinérer 

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