• Wolu1200 : Environ 45% de non-bruxellois aux Cliniques Universitaires Saint-Luc

    Environ 40% de non-Bruxellois dans les hôpitaux de la capitale et 45% à Saint-Luc.

    Wolu1200 : Environ 45% de non-bruxellois aux Cliniques Universitaires Saint-LucC'est le taux moyen révélé par l'Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale. Un taux pratiquement identique pour l'hospitalisation classique et l'hospitalisation de jour

    40% de non-Bruxellois occupent les chambres d'hôpitaux de la capitale. Un taux (moyen) qui peut paraître énorme quand on sait que les Bruxellois recourent davantage aux soins hospitaliers que leurs voisins wallons et flamands.

    Peter Verduyckt, collaborateur scientifique à l'Observatoire régional de la Santé et du Social, y voit deux raisons principales: "D'abord, l'importance de l'offre hospitalière dans la capitale. Cette offre considérable attire bien au-delà des frontières de la petite Région bruxelloise".

    Récemment, sans tenir compte des regroupements, la liste des cliniques et hôpitaux implantés dans la capitale comptait pas moins de 43 sites. "Proximité géographique oblige", précise Peter Verduyckt, les 2/3 des non-Bruxellois hospitalisés dans la capitale viennent de la périphérie.

    Pratiquement le tiers restant vient de communes wallonnes et flamandes un peu plus éloignées de Bruxelles. Mais l'attractivité des structures bruxelloises s'explique aussi par leur qualité et leur bonne réputation. Soins de qualité, spécialistes réputés et technologies de pointe dans certains services jouent aussi un rôle très important". 

    Des patients parfois venus de très loin

    L'Observatoire régional estime qu'un pourcent de la patientèle traitée à Bruxelles vient de l'étranger. "Ces patients proviennent essentiellement des pays voisins", explique Peter Verduyckt. "Il s'agit surtout de personnes issues de France et des Pays-Bas. Mais il n'est pas rare de voir chez nous des patients de pays lointains. Nos hôpitaux accueillent parfois des gens des Emirats Arabes, par exemple. Il s'agit généralement de personnes qui ont les moyens de s'offrir un séjour hospitalier à des milliers de km de chez elles pour se faire soigner par un grand spécialiste". 

    Exemple, aux Cliniques Universitaires Saint-Luc, à Woluwe-Saint-Lambert (45% de patients non-Bruxellois, dont quelques % étrangers): "Nous avons des patients étrangers issus du Maroc, de Russie, d'Ukraine, d'Israël et d'Extrême Orient", explique Renaud Mazy, administrateur-délégué. "Souvent, ces patients viennent chez nous pour des cas très spécifiques pour lesquels nous sommes à la pointe. Par exemple, pour une greffe hépatique entre donneurs vivants, nous avons une des meilleures équipes médicales d'Europe. Même chose pour la chirurgie cardiaque".

    Dans les sites bruxellois du groupe privé Chirec, on trouve environ 30% de patients hospitalisés non-Bruxellois. "Nous avons des spécialistes réputés", explique Bruno Lefébure, directeur général administratif et financier. "Nous offrons des services spécifiques que d'autres non pas nécessairement. A la Clinique du Parc Léopold, par exemple, nous avons un service de chirurgie de la main très réputé. Nous pouvons mobiliser simultanément jusqu'à trois équipes spécialisées pour faire de la micro-chirurgie. C'est un choix; et cela nous permet d'être au top dans ce domaine. Pour rester attractifs, à l'avenir, tous les hôpitaux bruxellois devront d'ailleurs collaborer pour garder un équipement et un service de haute qualité. Il faudra évoluer; car le patient évolue aussi. Il est plus proactif et fait dorénavant son shopping. Il compare de plus en plus les hôpitaux. A terme, si on ne reste pas au top, certains pourraient aller assez loin pour trouver la meilleure offre médicale".

    Selon l'Observatoire régional de la Santé et du Social, la proportion 60% de Bruxellois/40% d'externes n'a guère évolué ces 10 dernières années. Différentes études pointent des taux différents entre institutions privées et publiques, sans toutefois pouvoir en faire une règle générale.

    Pour les réseau public Iris, les hôpitaux généraux (St-Pierre, Brugmann, entités d'Iris-Sud) enregistrent 80% de patients locaux. "Question d'accessibilité financière, notamment, pour bon nombre de Bruxellois", affirme Peter Verduyckt. "Une étude de 2010 précise que les sites spécifiques de Bordet et de l'Huderf (Hôpital des enfants) enregistre 50% de patients Bruxellois", indique Etienne Wéry, Administrateur général d’Iris. La réputation du service oncologique et des soins apportés aux enfants dépasse largement les frontières belges. De son côté, Erasme enregistre 54% de Bruxellois.

    Pas d'impact négatif

    D'après l'Observatoire régional, l'affluence considérable des non-Bruxellois dans les hôpitaux de la capitale n'entraîne aucune conséquence négative. "Cela n'impacte pas le financement des hôpitaux bruxellois", explique Peter Verduyckt. "En effet, ce financement dépend d'une série de critères autres que le lieu de résidence du patient. Par ailleurs, ces patients extérieurs ne provoquent pas de saturation; les Bruxellois peuvent ainsi accéder normalement à leurs hôpitaux. Ce qui est par ailleurs assez intéressant à mentionner, c'est que les Bruxellois sont de grands "consommateurs" d'hôpitaux. Ils le sont en tout cas davantage que leurs voisins flamands et wallons. Cela s'explique notamment par les problèmes de santé plus fréquents dans les populations précarisées. Mais aussi par le profil multiculturel de la population bruxelloise. Des patients originaires de certains pays où l'offre médicale est moins développée auront tendance à foncer directement à l'hôpital sans passer par la case du médecin traitant. C'est un réflexe culturel chez les patients qui n'ont pas la chance d'avoir des soins de première ligne".

     Un recours à l'hôpital qui, dans ce dernier exemple, se limite souvent à une simple consultation à l'hôpital.

    Jean-Claude Hennuy

    Source : https://www.rtbf.be/info/regions/detail_environ-40-de-non-bruxellois-dans-les-hopitaux-de-la-capitale?id=9034825


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :